L’abbé Auguste Petigat

L’abbé Auguste Petigat, dès les début du XXe siècle et, notamment, de 1912/1913 et jusqu’aux années qui suivirent la fin de la seconde guerre mondiale, fut le véritable apôtre des émigrés valdôtains. Il devint, grâce à ses capacités d’organisation et à son effervescente activité, une point de repère social et politique. C’était, Petigat, un prêtre aux intérêts multiples et, surtout, un excellent journaliste. Né à Villeneuve le 27 avril 1885, il s’installe, en 1912, à Paris et c’est là, dans la ville Lumière, que son caractère impétueux explose.
Avec beaucoup d’autres valdôtains émigrés, il fonde L’Echo de la Vallée d’Aoste en 1913 qui deviendra un phare pour tous les Valdotains émigrés dans n’importe quel coin reculé du monde et, avec le journal, un secrétariat qui mènera une action d’assistance concrète pour nos émigrés. Travailleur infatigable et antifasciste au franc-parler, il ouvrira les portes du journal à l’activité politique, s’exposant ainsi aux représailles fascistes. Dans l’après-guerre, ses vues se radicalisent et il prône ouvertement une action en faveur de l’annexion de la Vallée d’Aoste à la France. Auguste Petigat meurt le jour même où il aurait célébré son jubilé sacerdotal, le 4 mai 1958, à Villeneuve